Tutoriel d’installation et de configuration Debian GNU/Linux

1. Matériel nécessaire

L’installation présentée ici est une installation via le réseau.

Aussi afin fin de pouvoir suivre ce tutoriel, vous aurez besoin d’un CD vierge, d’un graveur et d’une connexion internet (haut débit très fortement recommandé). Si vous disposez de cela, alors vous pouvez poursuivre la lecture de ce dossier.

2. Préambule

Ce dossier s’adresse aux personnes débutant sous Linux ou à celle connaissant ce système mais voulant migrer vers Debian. J’y présenterai en effet quelques outils spécifiques à Debian et principalement l’outil “apt”. Les personnes connaissant déjà ce système n’y apprendront rien, ce dossier n’est pas destiné aux experts des systèmes libres.

Debian n’est pas la distribution de Linux la plus simple à mettre en oeuvre. Les très grands débutants peuvent se tourner vers Mandriva distribution à la prise en main très proche de Windows.

Néanmoins, je préfère Debian car elle permet une installation beaucoup plus fine et légère.

Dans ce dossier, je ne présenterai pas une installation “presse-bouton” où il suffit de cocher les bonnes cases. Je préfère une installation plus complexe mais vous donnant de suite les bonnes façons de procéder sous Debian. En conséquence, il arrivera sans doute que vous ne compreniez pas pourquoi je fais tel ou tel choix ou je dis d’exécuter telle ou telle commande.

Afin de ne pas encombrer ce dossier les explications de ces choix ne sont pas données dans le corps du document mais en annexe. Chaque fois que c’est nécessaire, vous trouverez un lien renvoyant vers cette annexe. Il est tout à fait possible de suivre ce dossier sans lire les annexes. Elles sont destinées aux curieux qui ont envie d’aller plus loin.

Enfin la casse est importante sous Linux. Aussi il convient de bien faire la différence entre majuscules et minuscules, faute de quoi vous n’obtiendrez pas le résultat voulu.

3. Introduction

La plupart des utilisateurs de PC fonctionnent avec Windows. Celui-ci fait partie d’une famille de logiciels appelés « système d’exploitation » (que l’on abrège en OS). Un OS est l’ensemble des programmes et utilitaires de base qui permettent de faire fonctionner un ordinateur. Sans lui un ordinateur n’est qu’une boîte remplie de composants électroniques.

Windows est, à l’heure actuelle, l’OS le plus utilisé mais il n’est pas, loin de là, le seul qui existe. Ce dossier présente l’installation d’une version libre (voir annexe 1) d’un système d’exploitation : Debian GNU/Linux.

Qui peut utiliser Debian ? A priori, tout le monde. Cependant, les personnes utilisant des logiciels très spécifiques (montage vidéo par exemple) ou les joueurs ne pourront faire fonctionner leurs programmes sous Debian. En conséquence, ce dossier montrera comment faire coexister Windows et Debian sur un même ordinateur.

L’ordinateur en question est mon PC portable, nommé Wendy (tous mes ordinateurs portent des noms de personnage de Peter Pan).

J’ai donc partitionné le disque dur de façon à pouvoir installer Windows et Debian. Vous trouverez de nombreux tutoriaux sur internet expliquant comment partitionner un disque et comment installer Windows. Je considérerai donc que cette étape a déjà été effectuée.

Si vous avez des problèmes pour réaliser cela, retrouvez nous sur les forums.

Pour le moment, Wendy fonctionne donc sous Windows (avec une partition pour le système et une autre pour les données) mais une partition est prête à accueillir Debian ainsi que le montre l’utilitaire de gestion des disques de Windows.

Debian existe en plusieurs versions (voir annexe 2). Stable au sens de Debian est sans doute LA référence dans le monde de l’informatique. Un ordinateur sous Debian stable peut rester allumer et fonctionner 24h/24h pendant plusieurs années sans jamais planter.

Néanmoins, cet avantage considérable a un revers. Pour pouvoir assurer une telle stabilité, on ne peut ajouter de logiciels ou de pilotes récents. En conséquence Debian stable peut avoir des difficultés à tirer toutes les possibilités d’une machine moderne.

Nous allons donc procéder en deux temps : nous verrons tout d’abord comment installer la version stable de Debian puis pour ceux qui le souhaite, nous verrons comment passer à la version testing, version au moins largement aussi stable qu’une version de Windows et permettant de bénéficier de logiciels récents.

La première étape consiste donc à obtenir un CD de Debian. Et là, première bonne nouvelle : c’est gratuit. Oui ! Vous avez bien lu : c’est gratuit. Là où une version de Windows XP pro coûte 445 euro, Debian est gratuit. D’ailleurs pas la peine de chercher Debian dans vos magasins habituels, vous ne le trouverez pas.

Nous allons simplement récupérer Debian depuis Internet. Pour cela il suffit de se rendre sur la page d’accueil de Debian : http://www.debian.org.

Deuxième bonne nouvelle : c’est en français. Debian est en effet disponible dans plus d’une vingtaine de langues dont le français.

Je vous laisse explorer le site web qui vous expliquera en détail ce que sont Debian, les logiciels libres… Pour récupérer la version stable de Debian, rendez-vous directement à cette adresse : http://cdimage.debian.org/debian-cd/3.1_r0a/i386/iso-cd/debian-31r0a-i386-netinst.iso

Comme vous le remarquez il s’agit d’une image au format iso. Il faut donc la graver à l’aide d’un logiciel de gravure. Le plus connu est Nero, mais si vous n’en avez pas, je vous conseille CDburnerXP qui est un logiciel libre de gravure.

Prenez bien garde à choisir « graver l’image » (Nero) ou « write disc from ISO file » (CdburnerXP) pour graver l’image correctement.

Une fois ceci fait, insérez le CD dans votre lecteur, redémarrez et réglez le BIOS (touche F2 ou suppr au démarrage) de façon à ce que le CD précède le disque dur dans l’ordre des périphériques de boot.

Enregistrez les éventuelles modifications du BIOS et enfin redémarrez. L’ordinateur va booter sur le CD.

Nous allons réellement commencer l’installation. Auparavant, assurez vous que votre ordinateur est correctement relié au modem.

4. Installation à partir du CD

Dans toute la suite de ce dossier, les captures d’écran montrent les choix à faire pour des utilisateurs résidant en France. Pensez à modifier ces choix si vous vivez dans un autre pays ou si vous souhaitez un autre réglage.

Si vous souhaitez avoir des informations sur les différentes possibilités, pressez F1. Pour commencer l’installation, appuyez simplement sur entrée.

Il s’agit ici de choisir la langue d’installation. Placez-vous sur la langue de votre choix puis validez.

L’écran suivant vous demande de choisir votre pays.

Choisissez votre pays et validez.

L’écran suivant vous permet de choisir une disposition pour votre clavier.

Choisissez la disposition qui vous convient et validez.

La configuration commence, avec notamment celle du réseau.

Une fois cette configuration automatique terminée, l’installeur vous demande le nom de votre ordinateur. Vous pouvez mettre ce que vous souhaitez (moi je mets Wendy puisque c’est ainsi que j’ai décidé de nommer cet ordinateur.

Après avoir donné le nom de votre machine, vous devez indiquer si celle-ci est membre d’un domaine.

Si vous n’avez pas de domaine ou si vous ne savez pas quoi répondre, appuyez simplement sur entrée.

L’étape suivante est le partitionnement des disques durs.

Choisissez “modifier manuellement la table des partitions”.

L’écran suivant vous montre les partitons existantes sur le disque dur.

Remarquez que l’on retrouve ici les deux partitions Windows (n°1 et 5) (voir annexe 4) ainsi que l’espace prévu pour l’installation de Linux sur lequel on va se placer et valider.

Nous allons faire confiance à l’installeur et lui laisser partitionner automatiquement cet espace libre. Trois choix sont alors offerts.

Je vous conseille de choisir la troisième solution “station de travail multiutilisateur” même si ce n’est pas le cas de votre ordinateur. L’installeur va créer automatiquement 6 partitions différentes.

Je ne m’étendrai pas sur l’utilité de ces partitions. Si vous souhaitez plus d’information sur celles-ci, vous trouverez tout ce qu’il faut sur le site de Debian : http://www.debian.org/releases/stable/i386/apb.html.fr

Tant que vous n’avez pas validé, rien n’a été réellement modifié, vous pouvez revenir en arrière. Assurez-vous de ne pas avoir modifié vos partitions windows si vous souhaitez pouvoir encore l’utiliser. Une fois que vous êtes prêt et sûr d’avoir fait le bon choix pour vos partitions, validez en choisissant “oui”.

Une fois ceci fait, le système de base va s’installer.

Lorsque le système de base est installé, l’installeur va scanner vos disques durs pour vérifier si d’autres systèmes d’exploitation sont installés. Et là, encore une bonne nouvelle : l’installeur va trouver tout seul que Windows est déjà présent et vous demande où installer GRUB.

Je vous conseille de l’installer sur le secteur d’amorçage et donc de répondre “oui”.

L’écran suivant vous informe que l’installation à partir du CD est terminée :

Validez en choisissant “continuer”. L’ordinateur va alors redémarrer et afficher le menu de GRUB qui vous permet de choisir entre Debian et Windows (attention par défaut vous n’avez que 5 secondes pour choisir).

Si vous choisissez Windows, vous retrouvez votre installation classique, tout fonctionnera comme avant.

Pour le moment, nous devons finir d’installer Debian. Choisissez donc la première ligne.

5. Installation à partir du réseau

L’ordinateur va alors démarrer et vous amener à la configuration du système de base.

Validez pour configurer l’horloge de Debian.

Généralement le BIOS est à l’heure française et non à l’heure GMT. Choisissez donc “non” ce qui vous amène à choisir un fuseau horaire.

Par défaut l’installeur propose le fuseau horaire correspondant au pays que l’on a choisi précédemment. Validez si cela vous satisfait sinon choisissez “non” et le fuseau horaire qui vous convient.

L’étape suivante consiste à donner le mot de passe pour root qui est l’administrateur de tout système *nux (donc Linux). Par défaut il est le seul à pouvoir installer des logiciels, configurer le système… Notez donc bien le mot de passe que vous allez choisir, il est fondamental.

L’écran suivant vous demande de confirmer ce mot de passe (histoire d’être sûr que vous n’avez pas fait de faute de frappe).

Sous Linux, on ne se connecte pas en root. Ceci permet de garantir une sécurité accrue du système. L’écran suivant vous demande donc de créer un compte d’utilisateur “standard”, vous pouvez mettre ce que vous souhaitez (généralement nom-prénom ou plus simplement nom ou prénom).

L’écran suivant vous demande le login du compte d’utilisateur que vous venez de créer. Il s’agit du nom que vous entrerez pour vous connecter, vous pouvez mettre ce que vous souhaitez (il est courant d’utiliser ici un pseudo qui ne soit pas trop long).

Vous devez ensuite donner un mot de passe pour cet utilisateur.

Puis vous devez le confrmer.

Une fois ceci-fait, vous devez choisir la méthode qui permettra de récupérer les paquets Debian (disons, pour simplifier, que les paquets sont les logiciels).

Choisissez “ftp”. Il faut ensuite préciser le pays depuis lequel vous souhaitez télécharger les fichiers.

Choisissez le pays qui se trouve le plus proche de chez vous et validez. Il faut ensuite choisir un miroir de téléchargement.

Généralement, tous les miroirs sont bons. Dans le doute, un choix “ftp.monpays.debian.org” est un choix valable. L’étape suivante consiste à choisir un ensemble de logiciels qui s’installeront automatiquement.

Vous pouvez choisir ce que vous voulez, le plus utile étant “environnement graphique de bureau”. En le choisisant vous évitez un grand nombre d’étapes de configuration. Cependant, je vous propose de ne rien cocher ici. Nous installerons plus tard tout ce dont nous avons besoin.

L’installeur commence alors à télécharger les différents paquets qui lui ont été spécifiés.

Une fois le téléchargement terminé, les paquets vont s’installer de manière automatisée sauf pour le mode de distribution du courrier.

L’option “distribution locale seulement (pas de réseau)” est à choisir pour un ordinateur personnel. Il faut ensuite choisir qui va recevoir les courriers destinés à root et postmaster.

Par défaut, le champ est pré-rempli avec le nom de l’utilisateur standard. Laissez ainsi et validez. Enfin le dernier écran vous informe que l’installation est terminée.

6. Mise à jour de la liste des paquets

Vous voici donc devant votre nouveau système Debian.

J’ai dit précédemment qu’il ne fallait pas se connecter en tant que root. Aussi entrez le nom de l’utilisateur standard que vous avez créé et validez. Entrez ensuite le mot de passe de cet utilisateur (il est normal que rien ne s’affiche, c’est une mesure de sécurité) et validez.

Bon, pour le moment vous disposez d’un OS tout à fait fonctionnel mais pas très ergonomique. Pour arranger cela, il faudrait commencer par disposer d’une interface graphique.

Seul “root” peut effectuer les opérations suivantes. Or pour le moment, vous êtes connecté en tant que simple utilisateur. Pour devenir “root”, c’est très simple : il suffit de taper “su” et de valider. Une fenêtre vous demandant le mot de passe apparaît.

Entrez le mot de passe de “root” et validez.

Notez la différence entre avant et après la commande “su”. Avant, il est indiqué : “ben@Wendy” ; après seul “Wendy” est indiqué. Cela permet de savoir que l’on a effectivement changé d’utilisateur.

Nous allons maintenant devoir installer des paquets (je rappelle qu’un paquet est un logiciel). Debian dispose pour cela d’un outil à tout faire : “apt”.

Commencez par taper : “nano /etc/apt/sources.list” et validez.

Dans ce fichier vous devriez reconnaître le serveur FTP que vous avez configuré pendant l’installation. Nous allons légèrement modifier ce fichier afin que Debian puisse disposer de plus de paquets.

Ajouter “contrib non-free” à la fin de chacune des deux lignes du milieu. Le fichier devient alors celui-ci.

Enregistrer le fichier en faisant “ctrl+X” (appuyez simultanément sur les touches “ctrl” et “x”).

Appuez sur “o” et nano vous demandera où enregistrer le fichier.

Validez simplement. Une fois ceci fait, nano vous renvoie directement en ligne de commande.

En modifiant ceci, nous avons élargit le nombre de paquet disponible. Mais nous n’avons pas encore indiqué au système qu’il doit mettre à jour la liste des paquets. Pour ce faire, tapez “apt-get update” puis validez.

Grâce à cela, la liste des paquets est mise à jour. Si un message d’erreur apparaît, vérifiez que vous avez bien modifié le fichier sources.list ainsi que je l’ai indiqué.

7. Mise à jour du noyau et de GRUB

Avant de nous attaquer à l’installation d’une interface graphique, il reste une dernière étape : mettre à jour le noyau (cette étape est inutile si la machine sur laquelle vous installez Debian est âgée d’un an ou plus).

Pour ce faire, entrer : “apt-get install kernel-image-2.6-686”.

Validez. Le système vous demande alors confirmation.

Entrez “o” et validez. Le nouveau noyau va alors s’installer automatiquement.

Pour bénéficier de ce nouveau noyau, il va falloir redémarrer l’ordinateur. Mais souvenez-vous par défaut il n’y a que 5 secondes pour faire son choix au démarrage. C’est un peu court, aussi allons-nous augmenter cette durée. Tapez : “nano /boot/grub/menu.lst”.

Validez.

Repérez la ligne “timeout 5”. Changez le 5 en mettant le nombre de secondes dont vous souhaitez disposer pour choisir (30 me paraît raisonnable).

Faites “ctrl+x” pour enregistrer, taper “o” puis validez. Le nouveau menu de GRUB est enregistré. Nous allons redémarrer pour bénéficier du nouveau noyau. Tapez “reboot”.

Validez. L’ordinateur va alors redémarrer et vous emmener au menu de GRUB.

Vous remarquez alors qu’il y a maintenant la possibilité de choisir entre l’ancien noyau “kernel 2.4.27-2-386” et le nouveau “kernel 2.6.8-2-686”.

Placez-vous sur le nouveau noyau et validez. L’ordinateur va alors démarrer. Une fois que c’est fait, connectez-vous.

Il est inutile de disposer de deux noyaux différents. Aussi puisque le nouveau noyau fonctionne, nous allons supprimer l’ancien.

Tapez : “apt-get remove –purge kernel-image-2.4.27-2-386” (si besoin remplacez “2.4.27-2-386” par le nom du noyau installé et indiqué par GRUB).

Tapez “o” et validez. Le noyau version 2.4 va se désinstaller.

8. Installation d’une interface graphique

Il est maintenant temps d’installer la première partie de ce qui permet d’obtenir une interface graphique : le serveur X. Pour cela, entrez la commande “apt-get install x-window-system-core”

Validez. Le système va alors vous demander confirmation.

Entrez “o” et validez. Le système va alors télécharger les fichiers nécessaires puis il commencera la configuration automatique et s’interrompra pour vous demander de choisir la carte graphique.

Laissez-le détecter seul la carte vidéo. Validez donc “oui”. L’écran suivant vous demande de configurer le jeu de règles XKB.

Laissez le choix par défaut (c’est à dire “xfree86”) et validez. L’étape suivante est de choisir une variante de clavier.

Tapez “fr” puis validez. A l’écran suivant, laissez vide les options du clavier et validez.

L’étape suivante consiste à configurer la souris.

Choisissez “/dev/input/mice” puis validez. La suite permet de configurer l’écran.

Si vous possédez un écran plat ou un portable, choisissez “oui”, sinon optez pour “non”.

Vous devez ensuite choisir une option pour les caractéristiques de votre écran. Si vous avez choisit un écran de type non-LCD, vous aurez trois options : “simple”, “medium” et “advanced”. Si vous un écran LCD, vous n’aurez pas accès à l’option “simple”. Si vous possédez le manuel de votre écran avec les fréquences horizontales et verticales choisissez “advanced”. Sinon optez pour “medium”.

Sélectionnez ensuite la résolution de votre écran (il est courant de prendre 1024×768 pour un 17 pouces CRT et 1280×1024 pour un 17 pouces LCD). Si vous ne savez pas quoi prendre, optez pour la même résolution que celle de Windows.

Choisissez ensuite les différentes résolutions que vous souhaitez pouvoir utiliser (je vous conseille de cocher toutes les résolutions de la plus faible jusqu’à celle que vous avez choisi précédemment).

La suite vous permet de choisir le nombre de bits codant la couleur.

Choisissez 24 puis validez. Le serveur X finit de s’installer automatiquement. Nous allons passer à la deuxième étape de l’installation de l’interface graphique : installer un gestionnaire de bureau. Tapez “apt-get install xfce4”.

Le système va alors vous demander confirmation.

Tapez “o” et validez. L’installation commence et sera interrompue pour vous demander si defoma doit gérer les polices.

Choisissez oui et validez. XFCE finit de s’installer automatiquement. Enfin, dernière phase de l’installation de l’interface graphique : installer une fenêtre de login graphique. Tapez : “apt-get install xdm”.

Validez, xdm va s’installer automatiquement. Il faut maintenant le faire démarrer (au prochain redémarrage, xdm se lancera automatiquement). Pour ce faire, tapez : “/etc/init.d/xdm start”.

Validez. L’écran devient noir puis au bout de quelques secondes la fenêtre de login s’affiche.

Rentrez votre login sur la première ligne puis utilisez la touche tabulation (ou la souris) pour passez à la deuxième ligne et rentrez votre mot de passe (il est normal que rien ne s’affiche).

Vous êtes à présent dans le gestionnaire bureau XFCE et vous disposez d’une interface graphique fonctionnelle.

9. Mise à jour de stable vers testing

Afin de pouvoir bénéficier de logiciels récents, il convient d’utiliser la version testing de Debian. Pour les personnes qui préfèrent la stabilité aux logiciels les plus récents, sautez ce paragraphe et rendez-vous directement au paragraphe 10.

Lancer une ligne de commande en cliquant sur l’icône “terminal.

Seul “root” peut mettre à jour le système, or nous sommes connecté en utilisateur. Tapez donc “su” validez, rentrez le mot de passe de “root” et validez (la procédure est exactement la même que précédemment).

Pour changer de version, il faut commencer par mettre à jour la liste des paquets. Tapez donc : “nano /etc/apt/sources.list” et validez. Dans le fichier effacez “stable” à chaque fois qu’il est indiqué et remplacez le par “testing” (vous avez à le faire trois fois). Le fichier modifié est celui-ci.

Enregistrez les modifications en faisant “ctrl+x”, puis en tapant “o” et finalement en validant. Il convient de prévenir le système que nous avons mis les sources à jour. Tapez “apt-get update” et validez. Une fois l’opération terminée, tapez “apt-get dist-upgrade” (attention upgrade et non pas update).

Le système vous demande confirmation de la commande.

Le système va télécharger les paquets nécessaires et commencera l’installation automatiquement. Comme précédemment, il s’interrompra pour vous poser des questions de configuration. La première d’entre elles sera de savoir quel genre d’interface vous souhaitez pour configurer Debian.

“Dialogue” a l’avantage d’être simple et clair, choisissez-le. Il faut ensuite déterminer quel genre de questions vous sera posé.

Une priorité moyenne est un choix raisonnable. La suite vous demande si les répertoires personnels doivent pouvoir être lus par tout le monde.

Si plusieurs personnes sont amenés à se servir de votre machine et que vous ne souhaitez pas qu’ils puissent accéder à vos données, choisissez “non”. Les questions suivantes sont relatives à la configuration d’Exim.

Refusez la séparation en plusieurs fichiers en choisissant “non”. A la deuxième question, laissez le choix par défaut et validez.

A la question suivante, laissez uniquement la boucle locale (127.0.0.1).

A la question suivante, laissez le choix par défaut et validez.

L’installeur vous pose ensuite une question quant à la configuration de man.

Cochez “non” et validez. Enfin à la dernière question concerne portmap.

Comme il est probable que vous n’utilisez pas de serveur à la maison, cochez “oui” et validez. La fin de l’installation est automatique.

Une fois l’opération terminée, votre version Debian est maintenant la version testing. Pas besoin de redémarrer ni de quoi que ce soit d’autre.

10. Installation des logiciels de base

Nous allons commencer par installer un navigateur internet : firefox de la fondation mozilla.

Dans un terminal où vous êtes root (utilisez la commande “su” si nécessaire), tapez : “apt-get install mozilla-firefox” puis validez et confirmez en tapant “o”. Firefox va s’installer de manière automatique. Une fois l’opération terminée, firefox est installé et prêt à être utilisé. Cependant, il est pour le moment en anglais. Afin de le franciser, tapez (toujours dans un terminal en tant que root) : “apt-get install mozilla-firefox-local-fr-fr” (je n’ai pas fait de faute de frappe, il y a bien deux fois “fr”) et validez. L’opération va prendre quelques secondes et la traduction française de firefox sera installée.

Pour lancer firefox, cliquez simplement sur la petite icône représentant la Terre.

Lorsqu’on navigue sur Internet, il est courant de vouloir écouter la radio en même temps. Ceci peut se faire sans difficulté sous Debian. Nous allons ajouter une ligne au fichier sources.list afin de pouvoir télécharger les codecs nécessaires.

Dans un terminal, en tant que root (commande “su”), tapez : “nano /etc/apt/sources.list” puis ajouter la ligne suivante : “deb ftp://ftp.nerim.net/debian-marillat/ etch main”.

Pour que ce la fonctionne, taper dans un terminal en tant que root (su…) : “gpg –keyserver hkp://wwwkeys.eu.pgp.net –recv-keys 1F41B907” puis “gpg –armor –export 1F41B907 | apt-key add -“. Il convient ensuite d’indiquer au système que la liste des sources a été mise à jour. Je vous rappelle que pour faire cela, taper dans un terminal : “apt-get update” et valider. Une fois ceci fait, tapez : “apt-get install mplayer-586 mozilla-mplayer w32codecs” (vous voyez ici qu’il est possible de dire à apt d’installer plusieurs logiciels en même temps).

Une fois ceci fait, vous pouvez écouter les webradios. Dans le même temps, le lecteur de musique XMMS a été installé automatiquement. Il s’agit d’un clone de winamp que vous pouvez lancer automatiquement en cliquant sur la cinquième icône dans le panneau XFCE qui se situe au bas de l’écran.

Une chose pratique est de disposer dans le panneau du bas d’un bouton pour régler le volume. Cela se fait grâce à la commande (terminal, root, su…) : “apt-get install xfce4-mixer”.

Une autre fonction couramment utilisée est de lire un document acrobat reader dans une fenêtre internet. Il suffit pour cela d’installer le plugin correspondant.

Dans un terminal, en tant que root, tapez : “apt-get install mozilla-acroread”. Validez et confirmez. Une fois le pulgin installé, vous pourrez lire les pdf directement dans firefox.

Une autre fonction indispensable est de pouvoir dézipper des fichiers. Pas de difficulté pour cela. Dans un terminal, en tant que root, tapez : “apt-get install unzip”. Validez et confirmez. Une fois l’installation terminée, vous pourrez dézipper un fichier grâce à un simple clic droit.

Vous souhaitez pouvoir discuter avec vos amis grâce à un logiciel de chat ? Pas de problème.

Nous allons donc installer GAIM, client multi-protocoles qui vous permettra de vous connecter aussi bien au réseau MSN que Yahoo, qu’AOL, qu’ICQ… Dans un terminal, en tant que root (normalement vous devriez savoir faire ça les yeux fermés maintenant), tapez : “apt-get install gaim”.

Validez et confirmez en tapant “o”. Gaim va alors s’installer automatiquement. Afin de pouvoir utiliser Gaim, il faut créer un nouveau lanceur. Cliquez sur la flèche gauche dans le panneau du bas.

Puis cliquez sur “ajouter un lanceur”. La fenêtre suivante apparaît.

Complétez cette fenêtre : dans la zone commande tapez “gaim” (en minuscules obligatoirement) ; dans la zone icône vous pouvez mettre une icône téléchargée sur internet ; dans la zone légende mettez ce que vous souhaitez (c’est le texte qui apparaitra quand vous placerez votre curseur sur ce lanceur) ; dans la zone “bulle d’aide” mettez ce que vous voulez.

Seule la zone commande est indispensable à remplir, néanmoins il est aussi pratique de donner une légende et une icône à chaque logiciel pour les différencier.

Une fois que vous avez terminé, cliquez sur “fermer”.

Lorsque vous cliquerez sur ce lanceur, GAIM se lancera.

Vous souhaitez faire de la bureautique (traitement de texte, tableur…). OpenOffice.org est fait pour vous. Dans un terminal, en tant que root, tapez : “apt-get install openoffice.org openoffice.org-l10n-fr” (le premier paquet installe openoffice, le second le traduit en français). Validez et confirmez. Une fois le logiciel installé, il faut créer un nouveau lanceur de la même manière que précédemment. Cette fois la commande est “openoffice”.

Vous voyez donc que l’installation de logiciels se fait de façon simple via la commande “apt-get install le_nom_du_paquet”.
La difficulté réside en deux points :

Trouver la source où se trouve le paquet (s’il n’est dans aucune des archives main, contrib et non-free) et la rajouter au fichier sources.list (comme nous l’avons fait pour les codecs).

Connaître le nom du paquet.

Dans les deux cas, Internet est votre ami. En cherchant un peu on trouve assez facilement ce dont on a besoin.

Cependant pour la deuxième étape, Debian dispose d’une interface graphique pour apt. Afin d’y accéder, tapez (dans un terminal et en tant que root) :”aptitude”. Je vous laisse découvrir son utilisation.

11. Installer le WiFi

Installer une carte réseau WiFI peut être assez complexe sous Debian GNU/Linux. Je vous propose ici les explications nécessaires et le mode opératoire détaillé pour une carte réseau Intel 2200BG (celle qui équipe les portables centrino de 2005).

Commencez par installer (terminal, su, apt-get install…) les paquets “wireless-tools” et “ipw2200-source”.

Rendez-vous ensuite sur le site http://ipw2200.sourceforge.net/firmware.php et télécharger le firmware de la carte WiFi dans le répertoire /usr/lib/hotplug/firmware (attention, choisissez le firmware qui correspond à votre version des drivers).

Il faut ensuite installer les sources et les headers du noyau. Pour ce faire, il faut installer les paquets “kernel-source-2.6.8” et “kernel-headers 2.6.8-2” (au besoin, remplacez 2.6.8 et 2.6.8-2 par votre numéro de noyau).

Attention, pour les versions les plus récentes du noyau les paquets ont changé de nom et se nomment désormais “linux-source” et “linux-headers”.

Soyez très précis en effectuant ces installations : il est impératif que le noyau, les sources et les headers soient tous de la même version (2.6.8 dans le cas de mon exemple).

Une fois ceci fais, tapez “cd /lib/modules/2.6.8-2-686” (au besoin, remplacez 2.6.8-2-686 par votre numéro de noyau).

Tapez “ls -l” et vérifiez que les liens build et source existent. SI ce n’est pas le cas, il faut les créer en tapant : “ln -s /usr/src/kernel-source-2.6.8 build” et “ln -s /usr/src/kernel-source-2.6.8 source”.

Une fois ceci fait, allez dans le répertoire /usr/src puis tapez les commandes suivantes :

tar zxvf ipw2200-source.tar.gz
rm ipw2200-source.tar.gz
module-assistant a-i ipw2200
rm -R modules/
rm ipw2200-modules-2.6.8-2-686.deb (au besoin, rempacez par le nom exac généré)

Rendez-vous ensuite dans le répertoire /usr/lib/hotpkug/firmware

tar zxvf ipw2200-fw-2.4.tgz (au besoin remplacez par le numéro correct du firmware)
rm ipw2200-fw-2.4.tgz

Ensuite tapez “modprobe ipw2200” et voilà (normalement) la carte WiFi est installée. Vous pouvez le vérifier en tapant “ifconfig”.

12. Fin de l’installation

Il reste quelques petits détails à régler pour avoir un ordinateur fonctionnel. Tout d’abord, je n’aime pas que les barres du haut et du bas soient affichées en permanence. Cliquez donc sur le bouton de configuration XFCE.

Cliquez sur “Barre de tâches”, les options suivantes apparaissent.

Cochez la case “Masquer automatiquement la barre des tâches” puis fermer. Cliquez ensuite sur “Panneau XFCE”, ce qui vous emmène ici.

Cocher la case “masquer automatiquement” puis fermer.

Pour arrêter l’ordinateur, il faut cliquer sur le bouton “Quitter”.

Si vous choisissez de redémarrer ou d’arrêter l’ordinateur, vous aurez alors le message d’erreur suivant.

C’est normal, par défaut seul root peut arrêter l’ordinateur. Pour remédier à cela, tapez (dans un terminal en tant que root) : “nano /etc/xfce4/shutdown.allow”

En bas du document, ajoutez votre login.

Enregistrez en faisant “ctrl+x” puis “o” et validez. Enfin, toujours dans un terminal en tant que root, tapez : “chmod +s /usr/sbin/xfce4-shutdown”

Ca y est, vous pouvez arrêter l’ordinateur en tant que simple utilisateur.

Nous allons apporter une dernière modification au système : l’outil apt permet de faire la même chose que windowsupdate mais en mieux. Il ne met pas seulement à jour le système mais aussi tous les logiciels qui sont installés. De façon à automatiser le téléchargement des mises à jour, tapez dans un terminal en tant que root : “apt-get install cron-apt”. Validez et confirmez. Tapez ensuite “nano /etc/cron.d/cron-apt”. Là, en remplaçant le “4” par l’heure que vous souhaitez, vous pouvez choisir l’heure à laquelle vous souhaitez que se téléchargent quotidiennement les mises à jour.

Il est aussi possible d’automatiser l’installation de ces mises à jour, mais cela peut poser problème en cas de bugs. Il vaut donc mieux lancer cette installation à la main ce qui permet de contrôler ce qui se passe.. Aussi, n’oubliez pas de lancer régulièrement, dans un terminal en tant que root, la commande “apt-get upgrade”.

13. Conclusion

Comme vous le voyez, prendre en main Debian n’est pas forcément aisé.

Cependant en suivant ce tutorial, vous devriez disposer d’un système performant et extrêmement stable.

L’outil apt vous permet d’installer, de supprimer, de mettre à jour… tout Debian, aussi bien le système que les logiciels.

Profitez de votre nouveau système…

En cas de difficulté, n’hésitez pas à poser des questions sur le forum Linux et à consulter la documentation officielle Debian :