Annexes Debian

1. Un logiciel libre qu’est-ce que c’est ?

Vous trouverez une explication complète sur le site Debian. Mais en résumé, un logiciel libre est un logiciel sans restriction au niveau : de l’installation, du nombre d’utilisateur, des modifications, de la copie, de la distribution… La seule restriction qui existe est l’interdiction de transformer un logiciel libre en logiciel non-libre.

2. Les différentes versions de Debian

Debian existe en quatre versions : stable, testing, unstable et experimental.

La version experimental est une archive de paquets en cours de développement. Ces paquets ne sont pas nécessairement finalisés. C’est la raison du nom de cette version. Seuls les utilisateurs les plus expérimentés peuvent utiliser experimental.

La version unstable accueille les versions les plus modernes des logiciels. C’est dans cette version que les logiciels son testés pour déceler d’éventuels bugs. Les utilisateurs souhaitant bénéficier des logiciels dès leur sortie, au risque de voir ceux-ci ne pas fonctionner, utilisent unstable.

La version testing accueille les logiciels qui ont fonctionné sous unstable sans créer de bugs. Le filtrage se fait de manière automatisé et il arrive donc que des paquets buggués arrivent malgré tout dans testing mais cela est rare. Les utilisateurs soucieux de la stabilité de leur système mais souhaitant bénéficier de logiciels récents utilisent testing.

La versin stable est la version de référence. Dans cette version ne sont intégrés que des paquets totalement exempts de bugs connus. Une fois la version sortie, elle est gelée et plus aucun logiciel n’y est intégré. Les utilisateurs voulant un système stable à tout prix (c’est principalement le cas des administrateurs qui gèrent des serveurs) utilisent stable.

3. Comment récupérer Debian ?

Il suffit de se rendre sur le site de Debian et de suivre les liens “obtenir Debian”. Le lien donné est suceptible de varier au fur et à mesure des différentes versions de Debian.

Il est aussi possible de se rendre ici puis de suivre le lien “current” et l’architecture voulue (i386 pour un pentium 4 ou un athlon).

4. Les disques durs et les partitions sous Linux

Le premier périphérique maître IDE (disque dur ou lecteur/graveur de CD ou DVD) s’appelle hda ; le premier périphérique IDE esclave s’appelle hdb.

5. Le chargeur d’amorçage GRUB

Lorsque votre ordinateur démarre, il scanne le début du disque dur afin d’y trouver les informations relatives aux différents OS présents.

GRUB est un logiciel qui s’installe dans ce bout de disque dur pour vous indiquer les différents OS présents et vous demander lequel vous souhaitez utiliser.Le second périphérique maître IDE s’appelle hdc ; le second périphérique IDE esclave s’appelle hdd.

Si les disques sont partitionnés, les partitions primaires seront numérotées de 1 à 4. Les partitions logiques seront numérotées à partir de 5.

Ainsi la partiton n°1 (celle qui héberge le système Windows) est une partition primaire. La partition n°5 (celle qui héberge les données Windows) est une partition logique, c’est pour cela qu’elle ne porte pas le numéro 2.

6. L’outil apt

“apt” est un outil d’une puissance remarquable. C’est grâce à lui qu’on peut installer, configurer, supprimer, purger, reconfigurer… les paquets.

Il tient à jour la liste des paquets disponibles grâce au fichier sources.list ; chaque ligne de ce fichier contient une description des sources contenant les paquets.

Par défaut, le fichier sources.list est configuré pour n’utiliser que les paquets de l’archive principale : “main”. Cette archive contient les paquets qui remplissent pleinement les principes du logiciel libre. Cependant, il est parfois nécessaire d’avoir recours à d’autres paquets. C’est pourquoi Debian accepte de mettre à disposition deux autres archives : “contrib” qui contient des logiciels ne fonctionnant pas sans certains éléments non libres ; “non-free” qui contient des logiciels non totalement libres mais distribuables librement.

Lorsque l’on souhaite installer un logiciel sous Debian, il est conseillé de le faire via “apt”. Cela assure d’obtenir un logiciel qui fonctionnera sans problème et qui se désinstellera proprement.

7. Noyau d’un système d’exploitation

Le noyau d’un système d’exploitation en est la partie la plus fondamentale. C’est lui qui gère les ressources machines, permet aux matériels et logiciels de communiquer, contient les pilotes, gère le système de fichier, le réseau… En conséquence avoir un noyau performant est fondamental.

A l’heure où j’écris ce dossier, le noyau de linux en est aux versions 2.6. Néanmoins Debian préférant la stabilité à la nouveauté, la version stable de Debian s’installe avec un noyau plus ancien de version 2.4.

Sur des machines modernes, avoir un noyau de version 2.4 risque de poser problème. C’est pourquoi je procède à une mise à jour vers un noyau de version 2.6.

Notez les 3 derniers chiffres du nom du noyau : “386” indique un noyau fonctionnant pour tous les ordinateurs basé sur un pentium (1, 2, 3 ou 4) et athlon (sauf les athlon 64). “686” indique un noyau optimisé pour les dernières générations de processeur (pentium 4, athlon XP).

8. Interface graphique sous Linux

Pour installer une interface graphique sous Linux, il convient de procéder en trois temps :

Tout d’abord installer le “serveur X” qui est le sous-système graphique de Linux. Sans lui, il est impossible d’afficher un bureau.

Ensuite installer un environnement de bureau. C’est ce que vous verrez réellement à l’écran. Contrairement à Windows où l’interface est la même pour tout le monde (menu démarrer, poste de travail…), sous Linux il existe de très nombreux bureaux différents. Les deux plus connus sont KDE et GNOME qui proposent un ensemble de logiciels pour gérer l’environnement Linux. Encore une fois, je préfère installer un environnement de bureau plus léger : XFCE.

Enfin il faut installer une fenêtre de login graphique. Il en existe de nombreuses (KDM, GDM, WDM…). Celles-ci proposent de nombreuses options mais sont assez lourdes. Je préfère utiliser XDM qui est simpliste mais a l’avantage de la légéreté.

9. Le répertoire init.d

Il contient les services à lancer lors du démarrage. Par exemple, xdm (gestionaire de fenêtre), network (gestionnaire de réseau)…

On peut arrêter ou redémarrer ces services à l’aide des commandes “stop” et “restart”, cela évite d’avoir à redémarrer l’ordinateur si on modifie l’un de ces services.

10. La commande chmod

chmod est une commande permettant de modifier les droits sur un fichier ou un répertoire. Si vous ne pouviez pas éteindre l’ordinateur c’est parce que seul root en avait le droit.

En utilisant la commande “chmod +s”, lorsque que quelqu’un essaiera d’arrêter l’ordinateur, il le fera avec les droits de root (à condition que son login soit indiqué dans le fichier shutdown.allow).

11. Bugs éventuels

Lors du démarrage sous X (c’est à dire sous l’interface graphique). Il se peut que vous ayez des problèmes avec le clavier : non reconnaissance de toutes les touches (/ ou ? …) par exemple.

Dans ce cas, appuyez simultanément sur les touches ctrl, alt et F1. Cela vous renverra en ligne de commande.

A cet endroit tapez : “nano /etc/X11/XF86Config-4” et validez.

Assurez vous que la troisième section est bien celle-ci :

Section “InputDevice”
Identifier “Generic Keyboard”
Driver “keyboard”
Option “CoreKeyboard”
Option “XkbRules” “xfree86”
Option “XkbModel” “pc105”
Option “XkbLayout” “fr”
EndSection

Si besoin, modifiez le fichier pour que la section soit exactement identique à celle que j’indique (n’hésitez pas à supprimer la ligne : Option “XkbVariant” “fr” ; elle peut poser problème).

Si vous devez la modifier; n’oublier pas d’enregistrer (“ctrl+x” puis “o” puis validez).

Enfin au retour en ligne de commande, tapez : “/etc/init.d/xdm restart”.

Après l’installation de firefox, il se peut que lorsque vous cliquez sur l’icône en forme de Terre il ne se passe rien. Dans ce cas, insistez et cliquez plusieurs fois d’affilé sur l’icône.

Au bout d’un moment, firefox se lance. A partir du moment où il s’est lancé la première fois ce bug n’apparaît plus.

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